Le Hakama

Le Hakama, grande jupe culotte portée par les Aikidokas, fait partie intégrante de l'Aikido. Découvrez l'origine de cette coutume, la symbolique liée à cet habit.

L'origine du Hakama

Le mot Hakama vient du mot "Hakamo" qui désigne un vêtement porté à partir de la taille par les femmes japonaises dans les temps anciens. Ce mot est retrouvé dans "Nihonshoki" : annales historiques rédigées en 720 et dans le "Kojiki" : chroniques historiques allant de la création du Japon à l'an 628. Ce mot est couramment utilisé depuis l'époque des Dieux. 

Le Hakama a évolué au cours des époques. Il était, à l'origine, un moyen de protection des jambes des cavaliers contre les arbustes et autres. Puis les samouraï sont descendus de cheval, mais ont persisté à porter ce vêtement comme signe distinctif. Il y avait plusieurs sortes de Hakama (formes, couleurs …) 

Au XVième siècle, l'extension des Arts Martiaux aux "civils" (Ken Jutsu - Kendo) amène naturellement  ceux-ci à adopter une tenue courante : le Yoroi Hitare style Onin. C'est ainsi que le Hakama fut standardisé dans les formes traditionnelles anciennes : Kyudo - Kendo - Iaido et qu'il n'existe pas dans les arts de formation récente (Judo) ou d'origine militaire (Karate d'Okinawa). 

L'Aïkido, bien qu'art martial récent (XXième siècle), occupe une place un peu spéciale.Il faut en effet se souvenir que l'Aikijutsu du clan Takeda a une tradition militaire qui remonte au VIIième siècle environ. O Sensei ayant été disciple de Sogaku Takeda et d'une Ecole de Sabre YAGYU-RYU, adopte spontanément le port du Hakama pour tous les pratiquants réguliers. C'est pour cela que les aïkidokas portent un Hakama. 


La signification des sept plis du Hakama  

« Les sept plis du Hakama symbolisent les sept vertus du Budo. Nous retrouvons ces qualités chez le samouraï d'antan. Le Hakama nous incite à refléter la vraie nature du bushido. Le port du Hakama symbolise les traditions qui se sont perpétuées de génération en génération. L'Aïkido étant issu de l'esprit du bushido, nous devons nous efforcer dans notre pratique de polir les sept vertus traditionnelles. » (Ueshiba Morihei)

 Ces sept vertus sont, sans aucune hiérarchie entre elles :  

Jin (bienveillance, générosité)

 La bonté ou la bienveillance suppose une attitude pleine d'attention pour autrui, sans considération d'origine, d'âge, de sexe, d'opinion ou de handicap. Le respect permanent des autres avec le souci de les honorer sans jamais leur causer de troubles ou de peines inutiles conduit naturellement à une concorde sociale mutuelle. Nous retrouvons ici le "Bushi No Nasake", la sympathie ou la clémence du guerrier nippon, qui pouvait certes trancher de son sabre tout problème lui étant soumis, mais qui possédait également la possibilité de pacifier les esprits sans ôter la vie.  

Gi (honneur, justice)  

Le sens de l'honneur passe par le respect de soi-même et des autres. C'est être fidèle à ses engagements, à sa parole, et à l'idéal que l'on s'est choisi.  

Rei (courtoisie, étiquette)  

La politesse n'est que l'expression de l'intérêt sincère et authentique porté à autrui, quelle que soit sa position sociale, au travers de gestes et d'attitudes pleines de respect et de sollicitude. Le cérémonial et l'étiquette font partie de l'extériorisation de la politesse.  

Chi (sagesse, intelligence)  

Le sage a toujours quelque chose à apprendre, même d'un fou, alors que le fou n'a plus rien à apprendre, même d'un sage. La sagesse est ici synonyme d'aptitude à discerner en tous lieux et en toutes choses, le positif et le négatif, à n'accorder aux choses et aux événements que l'importance qu'ils ont, sans être aveuglé ni se départir de la sérénité si durement acquise sur le tatami.  

Shin (sincérité)  

La sincérité est impérative dans l'engagement martial : sans elle, la pratique n'est que simulation et mensonge, tant pour soi-même que pour autrui ; l'engagement se doit d'être total, permanent, sans équivoque, et la sincérité de celui-ci se constate facilement ; l'illusion ne peut perdurer longtemps devant les exigences et le réalisme de la Voie.  

Chu (loyauté)  

Une valeur en voie de disparition dans notre société contemporaine, alors même que cette valeur est le ciment indéfectible de nos disciplines martiales. Le Budoka s'engage à une fidélité totale et à un respect loyal des règles internes à son Ecole. C'est là le reflet de la rectitude du corps et de l'esprit du pratiquant.  

Koh (piété)  

La piété s'entend ici dans le sens de respect profond et authentique des bases de nos pratiques martiales, bases techniques, spirituelles, historiques, philosophiques...

 


Le pliage du Hakama

Laisser le hakama reprendre ses plis et ramener le fond (le plis de l'entrejambe),sur la droite.

   

Poser le hakama " à plat ventre " et remettre les plis arrières en place (s'aider des coutures en haut du hakama si les traces des plis ont disparus).


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 Retourner le hakama et arranger les plis en commençant par le centre. Les plis se glissent les uns sous les autres (s'aider des coutures en haut du hakama si les traces des plis ont disparus).

   

 Lisser les plis et rabattre les bords vers l'intérieur



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 Replier le tiers inférieur vers le centre

 

 

 Replier le tiers supérieur vers le centre par dessus la partie précédente. Puis orienter le hakama face à soi, dosseret vers le haut. Replier les brins avants en commençant par la gauche

 
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 Faire passer le brin arrière gauche par dessus les deux brins de gauche puis par dessous pour faire ressortir le brin vers le haut

   

 Puis le rabattre sur la gauche par dessus un seul brin cette fois

 
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 Puis le repasser dessous pour le faire ressortir vers le haut. Reproduire symétriquement les mêmes opérations avec le brin arrière de droite

   

 Replier le brin de gauche sur lui même (une fois) puis le glisser sous la boucle (noire) en bas à droite.

 
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 Procéder de la même manière, symétriquement, avec le brin de droite

     
 
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