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La fabrication du sabre japonais
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Conclusion et comparaisons

    Ces processus complexes de fabrication permettent l'obtention de sabres d'excellentes qualités guerrières, mais aussi à l'esthétique indiscutable qui a traversé les temps et qui fascine des amateurs dans le monde entier. Chaque lame est par ailleurs unique, et avec des connaissances suffisantes, on peut en retracer l'origine exacte et parfois même l'histoire. Pour les Japonais, ils revêtent aussi une dimension spirituelle, religieuse: le sabre est l'âme du Samuraï. Il ne faut pas pour autant dénigrer totalement la qualité des armes fabriquées dans d'autres parties du monde. Les épées Arabo-Espagnoles du haut moyen âge (entre autres) possèdent une structure semblables au KATANA : le coeur est d'acier doux, et l'extérieur d'acier beaucoup plus dur. Mais la technique utilisée est bien différente: l'épée, forgée sans pliage, est recouverte d'acier par cémentation. Il s'agit plus de chimie que de forge. La lame est trempée dans un bain de sulfate de cuivre, puis, après rinçage, elle est introduite dans un four à  cémentation avec du charbon de bois, du noir de fumée de matière organique calcinée et des carbonates de calcium et de baryum mélangés. Puis, après refroidissent, elle est trempée en deux fois dans un bain d'eau salée, par la pointe. Cette procédure permet d'associer plusieurs phases d'acier, martensite en surface, perlite en intermédiaire, et ferrite au centre. L'idée structurelle est donc la même qu'au Japon, et le résultat est d'une qualité proche.

    D'autres lames ont non sans raison excellente réputation: il s'agit des « Damas ».Fabriquées au Moyen-Orient jusqu'à la fin du Puis, elles se caractérisaient par leur tranchant extraordinaire et les motifs ondulés de leur surface. Là aussi il ne s'agit pas de pliage, mais de métallurgie. Le forgeron martèle à chaud le bloc fourni par le fondeur. Le secret réside dans la présence dans le minerai de vanadium et de molybdène à l'état de traces .Lors de la fusion, un peu de verre protège le métal de l'oxydation, et des feuilles vertes dégagent de l'hydrogène qui favorise la combinaison du carbone et du fer.

    La qualité a disparu quand le minerai utilisé a changé: le nouveau ne possédait pas les « impuretés »requises ! Le hasard avait dans ce cas joué plus que le savoir.

    Le sabre Japonais s'appuyant sur la transmission de la connaissance de maître à élève a perduré et dure encore.

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