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La fabrication du sabre japonais
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NAKAGO: la soie de la lame

    La soie d'un sabre Japonais est finie à la lime, selon des motifs divers (YASURI-MEI).Ces marques sont souvent caractéristiques d'une école de forgerons. En dehors de son aspect décoratif, l'irrégularité de la surface sert à empêcher la poignée de bois de glisser sur le métal. La forme de l'extrémité et la forme générale sont également des repères de l'école de l'artisan.

    On perce ensuite un trou (MEKUGI-ANA) qui permettra d'assurer la lame dans le manche (TSUKA).

JITOGI et SHIAGE: le polissage

    Nous avons vu plus haut le polissage grossier, mais le véritable polissage traditionnel est un travail long, minutieux et difficile réalisé par un expert (le TOGISHI). On utilise des pierres à eau en grès: la lame est polie par abrasion sur des pierres en forme de brique, fréquemment rectifiées avec d'autres pierres afin de garder une surface régulière. On les arrose souvent pour éviter leur encrassement et faciliter le travail.

    Dans un deuxième temps, on utilise des pierres de calcaire, plus fin et plus apte à la finition. Là aussi on va utiliser des pierres de grain de plus en plus fin. Enfin on utilise de petites plaques de grain très fin que l'on frotte le long du sabre à l'aide du pouce.

    On distingue deux type de polissage: Le SHASHI-KAMI, qui vise la transparence totale: on laisse visible tout ce que le métal peut laisser apparaître, qualités ou défauts. Pour ce faire toute la surface est polie de la même façon, et la ligne de trempe apparaît un peu pâle car le contraste est peu marqué.

    Le deuxième type, KHESHO (maquillage), vise au contraire à augmenter le contraste et la ligne de trempe va être polie de façon différente du reste de la lame en suivant soigneusement son contour avec de petits éclats de pierre maniés avec le pouce. On finit en la polissant avec un mélange d'oxyde de fer et d'huile végétale.

    On termine par un brunissage des parties non trempées avec différents brunissoirs de formes variées, afin d'obtenir un poli miroir.

MEI: la signature

    Après le retour du sabre de chez le polisseur, si il est satisfait du résultat, le forgeron signe son oeuvre au marteau et au ciseau en inscrivant son nom sur la soie (MEI ). D'autres informations peuvent y être jointes, telles que la date (KAKIHAN), le nom de celui qui a commandé le sabre, les résultats des tests de coupe (TAMESHI-MEI).Ces indications sont parfois laquées ou incrustées d'or.

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